Culture

Rencontre avec Léone Leconte : conteuse de la nature et des imaginaires

Conteuse professionnelle depuis six ans, Léone Leconte tisse des récits entre nature, mémoire et imaginaire. Elle propose des spectacles vivants où se mêlent paroles, chants et gestes. À l’occasion du Festival Emmenez-moi, elle investit le patrimoine pour faire résonner la part de vivant de ces lieux historiques.

Date de publication de la page et auteur de publication

Créé le:

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m'appelle Léone Leconte. Je suis conteuse professionnelle depuis maintenant 6 années.
Quand j'étais petite, j'ai été nourrie aux cassettes d'un grand conteur qui s'appelle Yannick Jaulin. Et j'ai été voir beaucoup de spectacles de conteurs-conteuses.

Puis plus tard, j'ai travaillé au Château de Blandy, dans lequel il y avait des conteuses qui intervenaient. Alors, je me suis formée au conte et je me suis dit : "pourquoi pas".

 

Comment vous êtes-vous formée au conte ?

Il n'y a pas d'école de conte. On se forme avec les conteurs et les conteuses aguerries, qui proposent des stages. Quand on voit un spectacle qui nous plaît, on va leur demander si on peut être accompagnée.

 

Quel est votre univers artistique ?

J'aime beaucoup raconter dans la nature. J'aime faire des balades contées sur les plantes sauvages et sur les arbres. J'aime raconter des histoires sur les étoiles la nuit aussi, c'est fantastique.
J'adore aussi les contes de transformation. Cela me fascine.

À quel public vous adressez-vous ?

Je fais des contes pour tous les âges. Mais chaque conte ne s'adresse pas toujours à tout le monde. On ne construit pas les contes de la même manière quand on s'adresse à un jeune public que quand on s'adresse à des adultes.

Durant le festival, les contes présentés s'adressent cependant à presque tous, à partir de 6 ou 10 ans selon le conte !

 

Vous avez déjà participé au Festival Emmenez-moi. Que retenez-vous de cette expérience ?

Ce qui me plaît dans ce festival, c'est de pouvoir découvrir des lieux de patrimoine.

Le lieu, l'ambiance, le public, c'est du spectacle vivant alors on adapte aussi le contenu et l'histoire ! En fonction du lieu, on essaie de faire des liens, car le conte c'est l'art de la relation.

 

Que proposez-vous pour cette édition du festival ?

À Montceaux, avec Perinne Diot qui est interprète en langue des signes, on va raconter des histoires de femmes puissantes puisqu'on est au Château des Trois Reines.
Ce sera un spectacle à écouter mais aussi à voir, où vous aurez l'occasion d'apprendre quelques signes et de chanter avec nous !

À Paley, je vais raconter « Dragon », car dans un château, quoi de mieux que de raconter des histoires de dragons ?
Ensuite, je raconterai « À pas de louve », en pleine forêt, sur la thématique du sauvage, le sauvage en nous, à la fois dans sa cruauté et dans sa liberté. 

 

Comment est née votre collaboration avec Perinne Diot ?

C'est une amie que j'ai rencontrée en Seine-et-Marne. La première fois qu'on a essayé de faire quelque chose ensemble, c'était pour la journée internationnale de lutte pour les droits des femmes.
On a créé un spectacle qui s'appelle « Ce qu'on raconte tout bas » avec une chanteuse, Perinne qui interprète en LSF et moi. On s'est beaucoup amusées et dès qu'on a l'occasion de collaborer ensemble, on recommence.

 

La musique et la danse ont-ils une place dans vos spectacles ?

Dans les récits, il y a aussi les chansons. Les chants à répondre font partie du répertoire.
Pour moi, ça se mêle avec les histoires, ça rythme les spectacles. Le chant est indispensable. J'ai aussi un accordéon avec lequel je joue parfois.

C'est une réflexion que j'essaie d'avoir dans ma pratique. Je trouve ça passionnant de pouvoir intégrer du mouvement et de voir à quel moment on peut dire un mot ou le remplacer par un geste. C'est un équilibre subtil à trouver.

 

Retrouvez les spectacles de Léone Leconte les 4 et 5 juillet au Château de Montceaux-lès-Meaux les 10 et 11 juillet au Château de Paley à l'occasion du Festival Emmenez-Moi 2026 !